MONOGRAPHIE COMMUNALE D'ÉLANCOURT

Dans une heureuse situation, au fond du vallon formé par le ru de son nom, Elancourt, entre Trappes et Jouars, dépend du canton de Chevreuse et est distant de cette ville de 12 kil. 

   D'après de Dion, la voie romaine de Paris à Dreux, après avoir traversé Trappes, passait à Elancourt, ensuite à la ferme d'Ergal, etc. Près d'Elancourt, cette voie croisait l'ancienne route de Poissy à Orléans par le Perray.

Au nécrologe de Joyenval, on trouve Mathieu seigneur d'Elancourt, chevalier domini Mathoei Eleencortis, mort en 1264, donateur, avec sa femme Isabelle, de deux arpents et demi de terre à cette abbaye. 

Au 13e siècle, dans les noms de lieu à désinence en cortis, à ce suffixe se substitua fautivement le suffixe curia. On eut alors Elancuria. 

La cure d'Elancourt et le prieur d'Argenteuil

La cure d'Elancourt, avant la Révolution était à la présentation du prieur d'Argenteuil. Son revenu en 1648 était de 343 livres. Le prieur d'Argenteuil, membre dépendant de l'abbaye de Saint-Denis, avait droit de justice à Elancourt, Adainville, Bourdonné et autres lieux, et, pour exercer la justice en ces localités, y avait des prévôts, les appels des sentences desquels prévôts ressortissant à son bailli d'Argenteuil. (Cf. lettres patentes rendues par Charles IX, 19 février 1563, à la requête de François de Rabodanges, prieur et siens d'Argenteuil.)

L'église

L'église d'Elancourt, des 12e et 13e siècles, a un chœur, de style ogival primaire, intéressant. Un clocher massif s'élève au dessus du choeur. La nef est voûtée en bois. Ses fenêtres, qui ont été rendues ogivales, sont garnies de verrières modernes. Le chevet, éclairé par trois fenêtres ogivales et deux oculus, a une voûte d'arrête ornée de vigoureuses nervures retombant sur des colonnes d'angles couronnées de chapiteaux romans. Patron : Saint-Médard. Saint-Médard, né à Salency, près de Noyon, vers 457, fut évêque de plusieurs diocèses, dont Noyon. Il fut en grand crédit auprès des rois de Neustrie Clotaire I et Chilpéric I, disent les dictionnaires. En ce qui concerne Clotaire I, le crédit du Saint ne fut pas tel que ce roi se souillât de crime, dont le premier fut l'assassinat de ses neveux parmi lesquels Saint-Cloud seul échappa. Quant à Chilpéric, il fit étrangler son épouse pour plaire à sa concubine Frédégonde: à part cela, c'était un théologien, poète et bel esprit. 

Saint-Médard mourut en 545. Ses reliques furent transportées à l'abbaye de Soissons. On croit que c'est lui qui institua le couronnement de la rosière à Salency. L'église l'honore le 8 juin. 

La cure d'Elancourt était autrefois à la collation de prieur d'Argenteuil. 

Féodalité 

Partie de la paroisse d'Elancourt relevait autrefois de l'ancienne châtellenie de Chevreuse et Maurepas. Une autre partie dépendant de la châtellenie de Trappes et de l'abbaye de Saint-Denis, qui avait succédé aux droits du prieuré d'Argenteuil. Des donations successives firent passer la majeure partie de la paroisse dans le domaine de la maison du Temple. 

1789

La paroisse d'Elancourt se dit représenter à l'assemblée préliminaire du tiers-état de la prévôté et vicomté de Paris hors les murs, le 18 avril 1789, en vue de l'élection des députés aux Etats-Généraux, par Charles Thomas Mailleul, vigneron, et Louis Bonaventure Giffard, vigneron. Son cahier de doléances débute ainsi: "Nous, syndic, collecteurs, habitants, taillables de la paroisse d'Elancourt, tous nés français, âgés de vingt cinq ans, étant assemblés au son de la cloche au lieu et en la manière accoutumés, par devant M. Pierre Yves Lebel procureur fiscal des bailliage et gruerie du comté de Pontchartrain substituant (sic) Mgr le bailli au dit siège..." Le cahier se compose de trente deux articles reproduisant des doléances communes à beaucoup de cahiers du tiers-état, et se termine: "La paroisse d'Elancourt est une des plus malheureuses de celles qui avoisinent la demeure du monarque (Elancourt est à 16 kilomètres de Versailles) tant par le défaut de propriété que par la mauvaise nature du terrain, et par la grande bête qui se trouve dans les bois qui avoisinent cette paroisse; il est impossible qu'ils puissent payer aucun impôt de la présente année, ne pouvant leur procurer des biens pour vivre; ils ont besoin de prompts secours." Suivent onze signatures, dont celle de Prudhomme syndic. 

Dans l'ordre du clergé, à l'assemblée de la prévôté et vicomté de Paris hors les Murs, M. Boulon, curé d'Elancourt, se fit représenter par le curé de Trappes. 

Chemin de fer

La pointe sud du territoire d'Elancourt vers la Verrière, est traversée par le chemin de fer Paris-Chartres. Le 20 août 1845, le jury d'expropriation, réuni à Rambouillet, fixe les indemnités à payer aux propriétaires d'Elancourt expropriés pour le tracé de ce chemin de fer: les indemnités ressortirent en moyenne à 5.410 francs d'hectare. 

Les stations les plus proches sont: Trappes, 4 kil.300, La Verrière, 4 kil.700. 

Moulins

En 1865, Elancourt possède deux moulins. 

Hameau de l'Etang

Le hameau de l'Etang est un ancien fief dont, en 1244, Milon, écuyer, était seigneur: en novembre de ladite année, "Milo dominus de Stanno (Stannum, déformation de Stagnum=étang), armiger." donne à l'église de Notre-Dame de la roche six arpents de vigne en sa censive près de l'Etang. Au 15e siècle, le moulin de l'Etang appartient à l'abbaye de Saint-Denis. 

Orphelinat

Au hameau de l'Etang, l'orphelinat de l'Assomption a été fondé en 1849 par l'abbé Méquignon et a été reconnu d'utilité publique par décret du 7 avril 1866. L'abbé Méquignon, né à Calais en 1825, fut nommé en 1849 à la cure d'Elancourt qui n'avait pas de desservant depuis la Révolution. Comme il n'y avait pas de presbytère, il s'installa dans une chaumière, et, malgré la modestie de son installation, se mit  recueillir des orphelins dont le nombre d'accrut petit à petit. Des sœurs St Vincent de Paul vinrent l'aider. Mme Gabillot, en religion sœur Gabrielle, consacra à l'œuvre entreprise sa fortune et son existence. Elle mourut en 1874; l'abbé Méquignon mourut en 1890 après avoir été honoré d'un prix Montyon. Il est inhumé, ainsi que sœur Gabrielle, dans la chapelle de l'orphelinat. 

Les enfants sont admis dans la maison entre 2 et 7 ans et y restent jusqu'à l'âge de douze ans. Ils sont alors envoyés à Notre-Dame de la Roche, à quelques 9 kilomètres de là, sur la commune de Lévy-Saint-Nom, propriété donnée à l'œuvre par la famille de Lévis-Mirepoix. L'établissement, toujours desservi par les sœurs St Vincent de Paul, n'a eu pendant longtemps d'autre directeur que le curé d'Elancourt. Il fonctionne maintenant sous la surveillance d'un conseil qui élit un directeur ou une directrice. L'effectif, précédemment de 300 enfants, est passé à 400 après la grande guerre. L'orphelinat ne peut vivre que grâce à l'aide de bienfaiteurs et au produit de collectes publiques. La chapelle, construite sur les dessins de M. Lebrun, a été inaugurée le 13 août 1867. 

Les Lilas

Aux Lillas, établissement d'élevage de lapins

Launay-Frécambeau

En aval du hameau de l'étang se trouvait, sur le rue d'Elancourt, le moulin de Launay. Sur la gauche subsiste le hameau de Launay. Au 12e siècle, Hugues Simon Alneto (l'Aunay) épouse de Pétronille de Cressaio (Cressay). 

En aval de Launay, avant de quitter le territoire d'Elancourt et d'entrer sur celui de Jouars, le ru d'Elancourt actionne ou actionnait le moulin de Frécambeau. 

Le ru d'Elancourt

Le ru d'Elancourt naît à l'extrémité sud-est du territoire d'Elancourt, laisse le village d'Elancourt sur sa gauche, et se réunit à la Mauldre à Chemevières, sur le territoire de Jouars, après un cours de 6 kilomètres. Malgré sa petitesse, ce ruisseau, avant que la grande minoterre ait, dans les temps modernes, tué les petits moulins, actionnait cinq petits moulins, savoir: sur le territoire d'Elancourt, les moulins de l'Etang, de Launay et de Fréquembeau; sur le territoire de Jouars, le moulin Neuf et le moulin de Potançon. 

La Ville-Dieu

Un autre hameau d'Elancourt, la Ville-Dieu-lez-Maurepas, situé entre Trappes et la Verrière, a été le siège d'une seigneurie et d'une préceptorerie des Templiers, et, après suppression de ceux-ci, des hospitaliers de St Jean de Jérusalem. 

Au onzième siècle, de nombreuses personnes se rendaient en pèlerinage à Jérusalem. Des seigneurs français, en 1104, fondèrent à Jérusalem, pour recevoir ces pèlerins, une maison hospitalière, dite de Saint-Jean, parce qu'elle avait été consacrée sous l'invocation de St Jean-Baptiste. En 1096, avaient commencé les Croisades qui, coupées d'interruptions, durèrent jusqu'en 1291. Plusieurs croisés, en reconnaissance des soins qu'ils reçurent dans la maison dont il vient d'être question, se consacrèrent, après guérison, au service des pauvres: ce fut l'origine des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem. Bientôt, a leur voeu d'assistance aux pauvres et aux malades, s'ajouta le voeu de protection des pèlerins et de lutte contre les infidèles: ils se donnèrent une organisation moitié religieuse moitié militaire, dont les statuts furent approuvés par le pape en 1113. Parmi les premiers fondateurs et bienfaiteurs de l'ordre figure Gui II de Chevreuse. D'autre part, en 1118, quelques seigneurs français fondèrent un autre ordre militaire et religieux, les Templiers, moines soldats qui avaient pour mission de protéger également les pèlerins et de défendre les lieux saints; son nom lui vint de ce que la maison mère fut installée sur l'emplacement du temple de Salomon à Jérusalem. Beaucoup de princes, de seigneurs, pour venir en aide à cet ordre, lui donnèrent des terres, des maisons. Pour administrer ces biens, et en même temps recueillir des dons au profit de l'ordre, furent créées des commanderies sur tout le territoire. Du nombre fut la commanderie de la Villedieu-lès-Maurepas (Villa Dei de Malo Repastu), succursale de la commanderie de Louviers. En 1177, Dreux de Vilette; du consentement de son seigneur Ernaud de la Ferté, donne aux Templiers de la Villedieu-lez-Maurepas une rente d'un muid de blé sur Bardelle. En 1190, Simon de Chevreuse, sur le point de partir pour la croisade, leur dit donation de biens. Par lettres de janvier 1212, Pierre de Richebourg cède aux mêmes Templiers une dîme à Maurepas mouvant du fief de Chevreuse. En 1250, Jean Daniel seigneur de Donisy donne aux chevaliers du Temple établis à le Villedieu 89 arpents de terre à Boullay-les-Trous et Montabé. En 1256, Milon, châtelain et seigneur de Maurepas accorde aux frères du Temple l'amortissement (Faculté donnée aux mainmortables de devenir propriétaires) pour tous les biens qu'ils possèdent dans sa mouvance. Aux termes d'une charte de 1281, la dame de Chevreuse, Sédile, femme jadis de monseigneur Guillaume Maingot seigneur de Surgières, renonce à la prévention qu'elle avait eue longtemps de déposséder les Templiers de la justice et de la seigneurie dont ils jouissaient dans leur domaine, leurs maisons de la Broce et de la Villedieu, laquelle est appelée Monrepart, la ville appelée Booloy et le bois appelé le Bos des Leez, le tout leur appartenant comme leur ayant été donné par feu Gui, chevalier, jadis seigneur de Chevreuse, Geoffroy jadis chanoine de Paris, Guillaume et Amaury, chevaliers, dits de Chevreuse, Symon fils dudit qui, Mathieu de Montmorency et qui neveu dudit prédécesseur de ladite Sédile. La dame Sédile se réserve toutefois la chasse et la garenne. Pae une charte de novembre 1284, la même dame reconnait aux dits Templiers, hauts justiciers de Maurepas, le droit d'y élever des fourches patibulaires, en les priant seulement de les placer le plus loin possible de Chevreuse et des fourches de son château. En 1299, les chevaliers du Temple de la Villedieu possèdent le manoir de Saint Aubin avec ses 150 arpents de terre. 

L'ordre des Templiers était constitué: 1° de chevaliers (fratres milites); 2° de chapelains (fratres capellani); 3° de sergents et d'écuyers (fratres servientes armigeri); 4° de domestiques et d'artisans (servientes formuli et officü), frères que l'on chargeait dans les commanderies des travaux des champs ou auxquels incombaient les devoirs de la domesticité. Les commanderies étaient généralement établies de manière à enclore un lieu d'au, source ou rivière. C'était de véritables exploitations agricoles et qui fournissaient les vivres nécessaires à une grande communauté. On y eut pu soutenir un long siège sans craindre la famine. Grains de blé, de froment, emplissaient à craquer les granges en attendant d'être réduits en farine sous la meule. L'avoine abondait pour les chevaux, le foin pour le bétail, l'herbe pour les moutons (John Charpentier).  

La fin des Croisades (1291) fit disparaître le but primitif de l'établissement de l'ordre des Templiers. Ils ne remplirent plus désormais qu'un rôle analogue à celui actuel de la Croix-Rouge. 

Les Templiers, dans les campagnes environnants leurs maisons se livraient à une véritable police des grandes voies du commerce. La surveillance de ces voies semble avoir été le but des sorties que fréquemment ils accomplissaient par groupes de dix, vingt, trente, la lance au poing. Ils assuraient la sécurité des voyageurs (John Charpentier). 

L'ordre des Templiers devint très riche, non seulement à cause des libéralités reçues, mais surtout par suite des fonctions de banquier que l'ordre assuma, fonctions auxquelles le rendait propre l'immense réseau de maisons dépendant de cet ordre dans presque toute l'Europe. Cette richesse excita de hautes convoitises. La puissance que cette richesse lui procurait, donna de l'ombrage. Cela fut cause que, animé d'autre part par les rapports colonniaux que lui fit contre l'ordre des Templiers le chancelier Guillaume de Nogaret, de la famille qui prit plus tard le titre d'Epernon, Philippe-le-Bel supprima cet ordre de France, 1310-1311. A la suite d'un inique procès, les principaux chevaliers de l'ordre périrent sur le bucher. Sur les puissantes instances de Philippe-le-Bel, le pape Clément V, sa créature supprima généralement l'ordre. Contrairement aux intentions de Philippe-le-Bel, il attribua leurs biens aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mais le roi en avait déjà confisqué la plus grande partie (1312). 

   Des Templiers de France, "beaucoup qui erraient ou se terraient désoeuvrés et langissaient d'être privés de discipline, sollicitèrent leurs admission dans l'ordre des Hospitaliers. Les plus hauts placés dans la hiérarchie du Temple, prirent range de chevalier, d'écuyer, au service des princes, des comtes et barons de la Chrétienté. Les servants se réfugièrent dans les corporations d'artisans et même d'ouvriers. Exercés à des métiers variés, maréchaux ferrants, serruriers, charpentiers, menuisiers, maçons... trouvèrent l'emploi de leurs connaissances dans les corporations. Les communions (banquets à frais communs) du compagnonnage, la solidarité étroite de ses membres sous un saint patron, ses mystérieux signes de reconnaissance, ses mots de guet, ses symboles enfin recréaient pour ceux sans doute l'atmosphère des commanderies, leur esprit de corps, leur exclusivisme..." (John Charpentier). 

   La maison de la Villedieu les Maurepas passa aux Hospitaliers de St Jean de Jérusalem.

   Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem furent bientôt chassés de Jérusalem par les Turcs. 

   Ils établirent alors leur siège à Rhodes, mais, ils en furent encore chassés par les Turcs au début du 16e siècle. En 1530, ils d'établirent dans l'île de Malte que leur concéda Charles Quint, et depuis cette époque les Hospitaliers de St Jean de Jérusalem sont devenus les chevaliers de Malte. 

   En 1474, vingt un ans après la fin de la guerre de Cent Ans, la Commanderie de la Villedieu fut réunie à la commanderie de l'Hôpital-Ancien ou de Saint-Jean de Latran de Paris, par décision du chapitre provincial de l'ordre ainsi consue: "Vu la pauvreté, ruine et désolation, ensemble la petite revenue de la commanderie de Villedieu-les-Maurepas, considérant sa procimité de l'Hôpital de St Jean de Paris, le chapitre ordonne qu'elle sera adjointe audit hôpital Saint-Jean."

    En 1495, la seigneurie de la Verrière dépendait de la maison de la Ville-Dieu. 

    En 1580, on voit figurer à l'assemblée des trois ordres de la prévôté et vicomté de Paris pour la rédaction de la coutume de Parus, "le commandeur de St Jean de Catran seigneur de l'Ureine, de l'Hôtel-Jaune, de la Tombe-Issoire, de la Brosse et de Villedieu-les-Maurepas."

   Le commandeur avait au 18e siècle le quart de la dîme de la paroisse de Jouars, la moitié d'une prébende dans le chapitre de l'église collégiale de Poissy à la présentation dudit commandeur etc. 

      Il possédait de nombreuses censives à la Verrière, à Launay, au Tremblay, à Montfort, à Grignon, à Poissy, à Crespières, à Feucherolles, à Morainvilliers, à Thivernal, à Mareuil-sous-St Germain, à Vaux-le-Temple, et autres lieux circonvoisins. Comme ces censives étaient d'un recouvrement compliqué, le Chapitre de la Langue de France estima avantageux de les céder, en 1693, à M. de Pontchartrain, contrôleur général des finances, contre une rente annuelle de cent livres qu'il constitua sur ses biens au profit de l'ordre. 

   En 1757, les revenus attachés à la maison de la Villedieu-lez-Maurepas étaient de 2000 livres. 

   Le domaine comprenait une belle ferme dans la cour de laquelle était une chapelle dédiée à St Jean-Baptiste, où le curé d'Elancourt venait dire la messe tous les jeudis. De la ferme dépendaient environ 300 arpents de terre et 110 arpents de bois

   En 1789, les biens de l'ordre furent mis à la disposition de la nation, en même temps que les biens de l'église. 

La ferme de la Villedieu existe toujours avec la chapelle, monument gothique du 12e siècle (ou commencement du 13e siècle), transformée en grange. 

   La ferme s'est adjoint une distillerie de betteraves. Cette chapelle a 28m. de long sur 8m30 de large. Elle compte cinq travées et est terminée par une (...) à cinq côtés. Lepignon, percé d'une porte et d'une fenêtre ogivale, est accompagné à l'angle S.O. d'une tourelle d'escalier de forme octogone. 

   Elle est actuellement exploitée par la société immobilière de la Villedieu, société anonyme au capital de 127 500 frs.

   

L'eau à Elancourt

   La commune d'Elancourt pouvait disposer d'un puits déjà construit lorsqu'en 1935 elle adhère au syndicat intercommunal pour l'adduction d'eau potable dans la région des Yvelines, lequel syndicat, assure la distribution , depuis 1938, de l'eau potable dans le village, par l'entremise de son concessionnaire , la Société l'Entreprise Industrielle. 

 

 M. Bouchené-Lefer

M. Adèle Gabriel Denis Bouchené-Lefer, né en 1796, conseiller d'Etat, jurisconsulte, auteur de traités de droit administratif et d'économie politique, est mort à Elancourt en janvier 1872. 

Population 

Dans un pouillé  diocésain du 13e siècle: 80 paroissiens 

Population d'Elancourt en 1866...382 hts

                                              1891...614

                                              1910...634

                                              1926...910

                                              1931...986

                                              1936...838

Il y a une commune d'Elencourt dans l'Oise. Dans son roman La maréchale d'aubemer Madame de Boigne, dont il est question en la notice de Jouars-Pontchartrain, baptise deux de ses personnages baron d'Elancourt et demoiselle d'Elancourt. 

   Transcription monographique de la monographie communale d'Elancourt écrite par Paul Aubert en 1949, archives départementales des Yvelines, cote: J 3211/6 [4]